En juillet dernier, l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI), ce “gendarme” des droits musicaux, a sorti un manifeste : “Voici comment on va gérer les morceaux créés par IA”. Et le message est clair : ces outils ne sont pas des super-pouvoirs, mais des outils avec des limites. Comme si tu utilisais une recette de cuisine sans payer l’ingrédient phare.
L’IFPI a listé les règles d’or pour qu’un morceau généré par IA puisse être considéré comme “légal” (et donc… chartable) :
- Des outils officiels seulement – pas de logiciels pirates qui volent des morceaux sur le net sans demander la permission.
- Un minimum d’humain requis. Si l’IA écrit 90% du titre mais qu’un·e artiste ajoute sa touche en studio, ça peut passer. Sinon, “non merci”, comme pour un burger sans viande.
- Pas de faux artistes. Pas question d’utiliser l’IA pour créer des “artistes fantômes” ou tricher sur les ventes.
- Respect absolu du copyright – droits des artistes, protection des personnalités… Bref, pas de contournement.
- Transparence totale. Les plateformes comme Spotify doivent signaler clairement si un morceau a été aidé (ou remplacé) par une IA. Sinon, c’est comme tricher à un examen : ça peut revenir te hanter.
L’IFPI veut éviter les cas où des services comme “Lalal.ai” (qui “nettoie” les voix sur des morceaux existants) ou d’autres trainent leurs algorithmes sur des millions de titres sans demander la permission. Résultat : les majors ont imposé ces règles, et l’Australie a été le premier pays à suivre. Annabelle Herd, patronne de l’ARIA, a même lâché un petit : *”Si on vous vend une musique entièrement générée à partir de mes morceaux sans me payer, là, c’est du vol”*. Pas très subtil, mais efficace.