Imagine que tu achètes un super-ordinateur dernier cri pour t’entraîner en solitude. Au lieu d’en profiter directement, tu lui demandes poliment (ou pas) de te révéler ses secrets en posant des milliers de questions identiques. C’est exactement ce qu’on appelle la distillation, une technique où un petit modèle “apprend” en bombardant un gros modèle de requêtes répétées pour recopier son fonctionnement. En théorie, c’est légal si tu es le propriétaire et que tu veux créer une version simplifiée – mais là, les États-Unis accusent les entreprises chinoises d’en abuser comme des pirates informatiques.
La NSA, le FBI et la CISA ont lâché un pavé dans la mare : ces géants utiliseraient cette méthode pour contourner licences, restrictions et même les conditions d’utilisation. Pire encore ? Ils passent par des intermédiaires appelés “transfer stations”, des sortes de “bureaux de change” pour l’accès aux modèles, où on peut “acheter” des copies illégales à prix réduit. Résultat : une arnaque high-tech qui donne envie de vérifier ses factures d’électricité… ou au moins de porter plainte.










