Imagine que tu dessines une illustration dans Paint, ou que tu retouches une photo avec Photos. Tu tapes un prompt (“un chat qui fait du skateboard sur la Lune”), et pouf : l’IA te propose un résultat. Sauf que… Microsoft ne se contente pas de te rendre service. Elle glisse en secret un petit bout de code dans ton image, presque invisible à l’œil nu : un GUID, ou identifiant unique. Comme une étiquette “Made in [ton compte Microsoft]” collée sur chaque création.
Pourquoi faire ça ? Parce que depuis juin 2024, l’Europe a imposé des règles strictes aux outils d’IA : ils doivent pouvoir prouver si un contenu est généré par une machine. Microsoft a répondu en allant plus loin – elle lie chaque image à ton prompt et ton compte, comme si tu signais chaque œuvre avec un numéro de série. Et ce numéro ? Il se cache dans les pixels, invisible pour toi mais lisible pour qui sait chercher.
Le pire ? Si tu utilises l’IA plusieurs fois en une journée, Microsoft peut relier tes différentes demandes entre elles. Résultat : ton activité devient traçable, comme une empreinte numérique collée à chaque clic. Officiellement, c’est pour lutter contre les abus (deepfakes, désinformation…). Mais si Microsoft garde la main sur ces identifiants, elle pourrait un jour te pointer du doigt… sans même t’avoir demandé ton avis.










