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Des mini cerveaux cultivés en laboratoire pour résoudre des problèmes d’ingénierie ? Welcome to the future!

Table des matières

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Imagine un instant : des mini cerveaux cultivés en laboratoire qui résolvent des problèmes d’ingénierie. Ça te semble fou ? Pourtant, c’est exactement ce qu’une équipe de chercheurs a accompli, et les résultats sont stupéfiants.

Comment des tissus cérébraux cultivés en laboratoire peuvent-ils être utilisés pour résoudre des problèmes d'ingénierie ?

Les principes de la science-fiction : Des mini cerveaux en action

Des scientifiques ont cultivé des tissus cérébraux appelés organoides corticaux dans un laboratoire. L’objectif ? Résoudre un problème classique d’ingénierie : équilibrer un poteau virtuel instable. Au fil du temps, ces mini cerveaux ont réussi à améliorer leur contrôle de ce défi d’ingénierie par le biais d’une stimulation électrique structurée.

Le défi, appelé problème de cartpole, est simple en théorie, mais nécessite des ajustements constants et précis. C’est comme essayer d’équilibrer un stylo sur ta main ; il faut sans cesse ajuster la position de ta main pour le garder debout. Et c’est exactement ce que ces mini cerveaux ont appris à faire, pas avec une main et un stylo, mais avec un chariot virtuel et un poteau.

Les chercheurs ont utilisé des cellules souches de souris pour cultiver ces organoïdes, qui n’étaient pas assez complexes pour penser ou avoir une conscience, mais qui pouvaient envoyer et recevoir des signaux électriques. En gros, ils ont appris à ces mini cerveaux à comprendre la direction et le degré d’inclinaison du poteau en utilisant différents modèles de stimulation électrique.

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La solution stimulante : Comment les mini cerveaux apprennent

Ces mini cerveaux n’avaient pas conscience de la tâche à accomplir, mais les chercheurs ont voulu voir si leurs connexions neuronales pouvaient être ajustées grâce à une rétroaction. Ils ont donc mis en place un système d’essais et d’erreurs, où chaque tentative d’équilibrage du poteau était suivie d’une stimulation électrique, qui dépendait des performances passées.

La performance était évaluée sur un certain nombre d’essais, appelés épisodes. Si la performance sur cinq épisodes tombait par rapport à la moyenne des 20 derniers, le système déclenchait une brève stimulation à haute fréquence. Un algorithme ajustait ensuite les neurones qui recevaient ces stimulations en fonction des modèles de stimulation précédents qui avaient conduit à une meilleure performance.

Le chercheur Ash Robbins de l’Université de Californie à Santa Cruz compare ce système à un “coach artificiel” qui dit : ‘Tu te trompes, ajuste un peu comme ceci.’ Grâce à ce système, les organoïdes ont pu améliorer leurs performances de manière significative.

En fait, les organoïdes qui ont reçu une rétroaction adaptative ont réussi à dépasser le seuil de performance dans 46% des cas, contre seulement 2,3% pour ceux qui n’ont reçu aucune rétroaction et 4,4% pour ceux qui ont reçu une rétroaction aléatoire. En d’autres termes, ils ont pu apprendre et s’adapter pour résoudre le problème de manière plus efficace.

Contraintes et considérations éthiques : Le revers de la médaille

Malgré ces résultats impressionnants, il faut noter quelques contraintes. Tout d’abord, l’apprentissage de ces organoïdes est de courte durée. Après une période d’inactivité de seulement 45 minutes, ils “oublient” leur formation et reviennent à un niveau de performance de base. En outre, l’objectif de ces recherches n’est pas de remplacer les contrôleurs robotiques ou d’autres types d’ordinateurs par des tissus cérébraux cultivés en laboratoire, surtout s’ils sont d’origine humaine, en raison des considérations éthiques importantes que cela soulèverait.

Pour conclure sur : " Des mini cerveaux cultivés en laboratoire pour résoudre des problèmes d’ingénierie ? Welcome to the future! "

En somme, ces mini cerveaux cultivés en laboratoire ont montré une capacité impressionnante à apprendre et à s’adapter pour résoudre un défi d’ingénierie. Malgré les contraintes et les considérations éthiques, ces recherches ouvrent de nouvelles perspectives passionnantes pour l’étude du cerveau et le traitement des maladies neurologiques.

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