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OpenAI lance Computer History : ton ordinateur devient-il un journal intime numérique ?

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Un bureau moderne éclairé par une lumière naturelle douce, avec vue sur une ville en soirée. Une personne travaille devant un MacBook dont des indicateurs clignotent discrètement, suggérant l’enregistrement des actions. Un smartphone posé à côté et une tasse de café vide renforcent l’ambiance professionnelle. ---

Imagine un scénario : tu traites un dossier urgent, tu jettes un coup d’œil à tes mails en vitesse… et *pouf* – OpenAI a déjà tout noté. Pas pour te faire la morale, non. Pour améliorer ChatGPT, bien sûr. Mais cette fois, pas besoin de caméra ou de micro : avec Computer History, le nouveau “super-pouvoir” d’OpenAI, ton ordinateur se transforme en espion bienveillant… ou pas. Et le pire ? Tu pourrais très bien accepter sans même t’en rendre compte.

Et si ton ordinateur devenait le journal intime numérique d’OpenAI sans que tu aies rien demandé ?

Pourquoi OpenAI veut-il transformer ton PC en carnet de bord numérique ?

Tu te demandes peut-être : *« Mais à quoi bon, au juste ? »* La réponse est simple – ou du moins, c’est ce qu’OpenAI essaie de nous vendre. Avec Computer History, l’idée est de transformer ton ordinateur en un carnet de bord ultra-connecté. Chaque clic, chaque frappe, chaque changement d’appli devient une donnée brute qui, promis, va rendre ChatGPT encore plus malin.

En théorie, ça pourrait te faire gagner du temps : retrouver le fil d’un projet en deux clics ou avoir des réponses personnalisées comme si ton IA avait lu dans tes pensées. Mais comment ça marche ? Pas de captures d’écran intrusives, non : OpenAI note tout ce que tu fais en temps réel – tes raccourcis clavier, tes sélections de texte, même les applications que tu ouvres ou fermes. Tout est enregistré dans des fichiers locaux pendant 48 heures max. Après ça ? Théoriquement, plus rien.

Sauf que… ces données partent aussi vers leurs serveurs pour être traitées. Et devine quoi ? Elles pourraient réapparaître dans tes futures conversations avec ChatGPT, comme un fantôme numérique qui te souffle des idées à ton insu. Le vrai problème ? Même si OpenAI jure ne pas garder ces données « sauf en cas de nécessité légale », personne n’est à l’abri d’un bug ou d’une faille. Et même si tu effaces localement, ton historique pourrait resurgir sous forme de suggestions… ou pire, de risques de prompt injection. En clair : si un site malveillant ou une conversation piégée a laissé des traces dans ton carnet numérique, ChatGPT pourrait les réutiliser sans que tu t’en aperçoives.

Mains tapant sur un clavier sous un éclairage fluorescent dans un bureau, devant des écrans affichant des alertes et des fichiers chiffrés. Une silhouette floue en arrière-plan renforce la sensation de surveillance discrète. ---

Un keylogger déguisé en "super-pouvoir" : bienvenue dans l’ère du "je-sais-tout"

Désolé de te le dire, mais Computer History, c’est un peu comme installer un logiciel qui note TOUS tes mouvements sur ton Mac… sauf que cette fois, ils disent que c’est pour ton bien. OpenAI le présente comme une option optionnelle pour les abonnés Pro, Business ou Enterprise – mais attention : même si tu es dans une entreprise, il faudra l’accord de ton admin pour l’activer.

Et en Europe ? Oublie. Cette fonctionnalité n’est pas disponible là-bas. Dommage pour ceux qui auraient aimé tester ce « cadeau » high-tech… ou plutôt, ce cadeau hautement intrusif. Parce que même si OpenAI exclut les navigations en mode privé et les captures d’écran, Computer History reste un keylogger light. Il enregistre tout : tes messages sensibles, tes recherches bancaires, tes projets perso… Et si tu utilises ChatGPT pour automatiser des tâches, ces données pourraient finir par influencer ses réponses.

OpenAI lui-même reconnaît le risque : cette fonctionnalité « augmente les failles aux attaques par prompt injection ». En gros, si quelqu’un injecte des commandes malveillantes dans une conversation ou que tu visites un site piégé, ChatGPT pourrait… les exécuter. Parce qu’il aura accès à ton historique d’actions comme s’il était ton complice. Et là, on se demande vraiment qui est le plus espion : toi ou l’IA.

Des précautions qui sentent la soupe tiède… et un prix caché

Face aux cris de protestation, OpenAI a ajouté quelques garde-fous… ou presque. D’abord, Computer History est désactivé par défaut. Ensuite, ils te conseillent de l’éteindre pendant les conversations sensibles (santé, finances, secrets familiaux…) et d’éviter de l’activer sur des apps confidentielles. Super, non ? Sauf que… les fichiers ne sont pas chiffrés. Donc si tu as un virus ou un collègue malintentionné, tes données pourraient finir dans les mains de n’importe qui.

Et pour la petite touche finale : OpenAI assure ne pas stocker ces fichiers « sauf obligation légale ». Parfait. Parce qu’en cas de procès, ils pourraient très bien te les sortir en disant : *« Désolé, ordonnance judiciaire ! »* Dommage que ce soit leur seule garantie. Même si tu désactives la fonctionnalité, ton historique passé pourrait toujours influencer ChatGPT.

Par exemple : si tu as noté une commande douteuse par le passé, l’IA pourrait encore te proposer des solutions similaires sans que tu saches pourquoi. Bref, Computer History, c’est comme offrir à ton chat la clé de ton bureau en lui disant : *« Fais juste un tour, on verra après. »* Sauf qu’ici, le chat, c’est OpenAI… et il garde des copies de TOUTES tes actions.

Pour conclure sur : " OpenAI lance Computer History : ton ordinateur devient-il un journal intime numérique ? "

Alors, tu vas lui faire confiance ou préfères-tu garder ton historique pour toi ? Le choix est à toi… mais attention : OpenAI a déjà commencé à noter tes mouvements. Et même si tu désactives la fonctionnalité maintenant, certaines données pourraient encore hanter tes futures conversations avec ChatGPT. Alors, prêt à vivre avec un peu de surveillance en échange d’un gain de temps ? Ou préfères-tu prendre le risque de perdre cette fluidité pour garder ton intimité numérique ?

Source et inspiration : https://www.theregister.com/ai-and-ml/2026/08/14/openai-ditches-recall-style-screenshot-surveillance-for-friendly-keylogging/5287618

Un bureau domestique mal organisé éclairé par une lampe à ampoule chaude, avec un ordinateur affichant un avertissement de sécurité et des documents sensibles éparpillés. Une silhouette floue près d’une fenêtre ajoute une tension subtile. ---

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