Ce qui rend cette campagne particulièrement dangereuse, c’est la technique utilisée pour capturer les identifiants des victimes. Il ne s’agit pas d’un simple faux email avec un lien malveillant menant à une arnaque classique. Les pirates utilisent ce qu’on appelle le “browser-in-the-browser” (BIB). En termes simples, la fenêtre de connexion Google qui apparaît n’est pas une véritable fenêtre d’application Google. C’est en réalité une simulation créée avec du code HTML et CSS. Imaginez un dessin, une image qui ressemble à une page de connexion Google, mais qui est en fait une boîte noire capturant vos informations.
Cette technique est particulièrement astucieuse car elle contourne les protections classiques des navigateurs web. Le navigateur n’est pas conscient qu’il interagit avec un faux site web ; il traite simplement l’image comme s’il s’agissait d’une page réelle, ce qui rend la capture des identifiants beaucoup plus facile et efficace.
L’opération utilise une série de redirections complexes pour brouiller les pistes. Les victimes sont amenées à cliquer sur des liens qui semblent légitimes – un logiciel de ressources humaines, un outil marketing provenant de Salesforce, par exemple – avant d’être finalement redirigés vers le faux site de connexion. Cette méthode, appelée “redirection multiple”, est courante dans les attaques de phishing car elle rend plus difficile pour la victime de comprendre qu’elle a été victime d’une arnaque.










