Dans le dossier contre OpenAI, les plaignants présentent des exemples concrets de la manière dont ChatGPT peut reproduire leurs œuvres. Un extrait du roman de Sarah Silverman, *Bedwetter*, est notamment utilisé comme illustration. L’IA a été interrogée pour résumer l’œuvre, et le résultat obtenu correspondait de près au contenu du livre original. De même, les romans *Ararat* de Christopher Golden et *Sandman Slim* de Richard Kadrey ont également fait l’objet de simulations par ChatGPT. Le chatbot n’a pas cherché à reproduire les informations de gestion des droits d’auteur qui accompagnent les publications originales, ce qui constitue une violation directe des droits des auteurs.
Ce n’est pas simplement une question de similarité stylistique ou thématique. ChatGPT est capable de paraphraser et de résumer des passages entiers avec une précision troublante, suggérant qu’il a non seulement appris le style d’écriture des auteurs, mais aussi les idées centrales de leurs œuvres. La capacité de l’IA à reproduire fidèlement des extraits entiers soulève des inquiétudes quant à la transparence et à la manière dont les modèles sont entraînés.










