Qualcomm a bâti une partie de sa fortune sur les modems et processeurs embarqués destinés aux iPhone. Pendant près de deux décennies, la firme fournissait jusqu’à 20 % des composants des smartphones d’Apple – soit environ 3 milliards de dollars par an. Mais cette relation commerciale touche à sa fin : depuis 2024, Apple réduit drastiquement ses commandes à Qualcomm. En 2025, le montant ne dépassera plus que moins de 2 milliards de dollars, une baisse significative qui marque la fin d’une ère.
Le revirement s’explique par l’autonomie stratégique d’Apple. Depuis des années, Cupertino développe ses propres puces, intégrant désormais des modems 5G et des processeurs optimisés pour ses appareils. En 2024, la firme a même annoncé des innovations majeures : des chips encore plus performantes et économes en énergie, un argument clé pour séduire les consommateurs soucieux de durée de vie de batterie.
Qualcomm n’a pas caché son inquiétude face à cette perte. Dans un communiqué interne, la direction a qualifié le départ d’Apple de “choc”, tout en reconnaissant que ce scénario était prévisible depuis longtemps. La question désormais est claire : comment compenser ce manque à gagner sans se disperser dans des secteurs où les géants comme Nvidia ou AMD dominent déjà ?
Pour l’instant, Qualcomm mise sur une diversification progressive, mais le chemin s’annonce semé d’embûches.










