Britannica n’est pas le seul à monter au créneau. En effet, l’année dernière, Dow Jones, la maison mère du Wall Street Journal et du New York Post, a également accusé Perplexity de copier illégalement son travail. Plus récemment, Anthropic, une autre entreprise d’IA, a dû débourser 1,5 milliard de dollars pour régler une affaire de violation de droits d’auteur. Cela pourrait bien ouvrir les vannes à d’autres poursuites.
Les entreprises d’IA, pour former leurs modèles linguistiques et répondre aux questions des utilisateurs, se basent sur des contenus publiés et souvent protégés par le droit d’auteur, comme des sites web, des journaux, des revues et des livres. Ce qui, d’un point de vue juridique, peut être considéré comme une violation des droits d’auteur.
Alors, comment résoudre ce problème ? Certaines entreprises comme Google et OpenAI ont réussi à conclure des accords de licence avec des médias comme News Corp et Reddit pour éviter d’autres conflits. Perplexity a également annoncé en août qu’elle commencerait à partager une partie de ses revenus avec les éditeurs dont les articles de presse sont utilisés pour répondre aux questions des utilisateurs.
Cependant, cela suffira-t-il à apaiser les tensions ? Pas si sûr. Britannica accuse Perplexity non seulement de violation de copyright, mais aussi de violation de marque. Selon eux, Perplexity attribuerait des réponses générées par l’IA à leur marque, ce qui pourrait nuire à leur réputation. De plus, Britannica prétend que le moteur de réponse de Perplexity profite gratuitement de leurs investissements en “cannibalisant” le trafic de leurs sites.