Imagine la scène : tu scrolles sur un site, une pub clignote (ou pas), et dans l’ombre, un fichier JavaScript nommé trackpoint-async.js, servi par Adform depuis s2.adform.net, se met à espionner ton presse-papiers. Oui, ce petit bout de code était une arme silencieuse. Chaque fois que tu copiais une adresse crypto pour envoyer des fonds – même si tu la tapais toi-même –, elle disparaissait et était remplacée par celle des pirates. Et le pire ? Ça marchait même en direct dans les champs de saisie.
Pourquoi c’était aussi efficace ? Parce qu’Adform utilisait ce fichier sur des millions de sites. Un seul script piraté = des milliers d’utilisateurs exposés sans que personne ne s’en aperçoive au début. Les hackers n’avaient même pas besoin de toucher chaque site un par un : ils ont juste attendu que le réseau d’Adform leur ouvre ses portes, comme si tu volais une voiture en passant par la fenêtre ouverte du garage.










