Le futur de l’ESTA aux États-Unis soulève beaucoup de questions et de préoccupations. Entre la volonté affichée de sécuriser le pays et le risque très réel de dissuader les touristes étrangers, le pays de l’oncle Sam semble marcher sur une corde raide. Espérons que des contestations juridiques permettront de rééquilibrer cette nouvelle orientation et de préserver les libertés individuelles sans pour autant négliger la sécurité.
Indépendamment de cela, comme je te l’explique depuis l’été 2025, l’AI Act européen et les projets d’AI Act américains ne doivent pas être pris à la légère. Tu comprends donc, face à cette actualité incroyable, que grâce (ou à cause) de l’IA américaine, toutes tes communications depuis 10 ans (courriels, notamment via Gmail ou MSN, Facebook, Twitter, etc.) ne sont plus vraiment privées. Les États-Unis se réservent désormais publiquement le droit de les faire analyser.
Ton profil sera alors passé au crible avec ton propre « consentement », en fournissant toi-même les identifiants (email + téléphone + comptes de réseaux sociaux). Ce profil pourra ensuite être utilisé à d’autres fins que celles officiellement annoncées par un État — voire dériver vers des usages quasi totalitaires : transmission à des compagnies d’assurance, exploitation politique, ciblage renforcé, etc.
À toi de voir si tu peux encore continuer à me dire (comme tu me le répètes depuis bien avant 2000 me précisant toujours et toujorus que je suis parano) que tu n’as « rien à cacher » et que les acteurs des différents systèmes d’information sont nos amis et confidents, sans restriction ni contrepartie.
En définitive, c’est bien une logique quasi totalitaire qui se dessine : on ne te demande plus seulement qui tu es au moment où tu entres sur le territoire, mais qui tu as été, en continu, pendant dix ans. Tes opinions supposées, tes colères, tes maladresses, tes silences même, deviennent de la « matière première » exploitable. Et une fois que cette infrastructure de contrôle existe, rien ne garantit qu’elle restera cantonnée au seul contrôle des frontières : l’histoire montre que ce type d’outils finit toujours par être recyclé à d’autres fins que celles annoncées au départ.
Le plus inquiétant, c’est que tout cela ne se présente pas sous la forme d’une dictature caricaturale, mais sous les traits rassurants d’un formulaire en ligne, d’une promesse de sécurité et d’algorithmes « objectifs ». Une société peut basculer vers un modèle de surveillance généralisée sans camps, sans uniformes, simplement par empilement de procédures « exceptionnelles », de recoupements de données et de renoncements individuels au nom du confort ou du voyage.
C’est pour cela que je t’alerte depuis des années : la question n’est plus de savoir si l’on a quelque chose à cacher, mais si l’on accepte que des États et des entreprises accumulent assez d’informations pour, demain, pouvoir tout savoir, tout recouper et potentiellement tout monnayer. Chacun reste libre de considérer que le jeu en vaut la chandelle pour aller à New York ou en Californie ; mais au moins que cette décision soit prise en toute conscience, en comprenant les implications et en cessant de croire que les systèmes d’information seraient, par nature, neutres, bienveillants ou confidentiels.
Contacte moi pour que nous définissions ensemble une implémentation locale (déconnectée) de l’IA pour que demain, toutes tes données restent Cyber Sécurisées