Cl0p ne crée pas lui-même les failles qu’il exploite : il se sert de brèches déjà documentées, comme une CVE-2026-12569 dans PTC Windchill. Leur méthode repose sur deux étapes coordonnées :
1. Le repérage via FlexPLM
Les pirates commencent par cibler la faille d’informations non authentifiée du service WSDL de FlexPLM. Cette vulnérabilité permet d’obtenir des détails techniques (versions logicielles, configurations internes) simplement en accédant à une URL publique. Pour Cl0p, ces informations sont précieuses : elles leur permettent de personnaliser leur attaque sur la faille suivante.
2. L’exécution de code via Windchill
La faille critique CVE-2026-12569, classée comme une exécution de code à distance sans authentification, est le point d’entrée principal. Une fois exploitée, Cl0p injecte une web shell en JSP dans le système. Ce programme malveillant agit comme une porte dérobée permanente : les pirates peuvent envoyer des commandes à distance, explorer le réseau et voler des données sans laisser de traces immédiates.
Une fois l’accès obtenu, leur processus suit un schéma éprouvé :
– Reconnaissance : identification des fichiers sensibles (plans CAO, contrats, brevets).
– Exfiltration : copie massive de données via des transferts cryptés.
– Double extorsion : menace de publication des données volées sur le dark web + chiffrement des systèmes pour forcer le paiement.
Cette approche combine l’art du vol de données avec la pression psychologique, ciblant des secteurs où les conséquences d’une fuite peuvent être dévastatrices (automobile, aéronautique, distribution).










