Pour commencer, il faut comprendre comment fonctionne une IA quand elle écrit un papier. En général, ces programmes se basent sur des modèles statistiques et des bases de données énormes pour générer du texte cohérent, mais ils manquent souvent de nuances humaines.
Trop de tirets — sérieux, t’abuses
Tu veux savoir si un texte a été pondu par une IA ? Regarde les tirets cadratins — ces longs traits qu’on voit jamais dans la vraie vie. ChatGPT en met partout, comme s’il était payé à la pièce. Et Massaro, lui, a sa méthode implacable : il appelle l’élève au bureau et lui balance un défi tout simple — “Vas-y, montre-moi comment t’as tapé ce tiret magique.” Spoiler : dans 9 cas sur 10, l’élève regarde son clavier comme s’il venait de découvrir une énigme extraterrestre. Et là, ben… le doute n’est plus permis.
Paragraphes collés façon pavé de béton
Un autre indice bien croustillant : zéro indentation. Les textes générés par IA sont souvent des blocs de texte bien compacts, façon mode “je balance tout sans respirer”. Aucun retrait de paragraphe, rien. C’est un peu comme si l’IA se disait : “Pourquoi s’embêter avec la mise en forme ?” Et l’élève, ben… il copie-colle tel quel. Pratique, non ?
Grammaire parfaite, cerveau en veille
Quand t’as un texte qui sent la grammaire irréprochable, le style académique brillant… mais que t’en retiens rien à la fin, tu peux te douter qu’un robot est passé par là. C’est beau, c’est fluide, mais c’est creux comme une pub pour une assurance. Et puis, ce ton ultra-formel — genre “je suis un expert de la rhétorique du vide” — ça colle rarement avec un étudiant qui, la semaine d’avant, confondait “leur” et “leurs”.
Pas de brouillons, pas de sueur, pas de traces
Massaro adore organiser des brouillons en classe, des relectures, des retours entre pairs. Bref, de la vraie sueur pédagogique. Et là, t’as l’élève qui sort de nulle part avec une copie propre, bien torchée, sortie du néant. Aucune trace de participation, mais un vocabulaire sorti d’un dictionnaire Larousse deluxe édition agrégation. Étrange, non ?
L’essai “personnel” qui ne parle de rien
Parfois, Massaro demande un texte perso, genre : “Raconte une expérience de ta vie.” Et il y a deux cas. Le premier : l’élève te parle de son taf au 7-Eleven, de clients relous, de trucs chelous — c’est authentique, c’est vivant. Le deuxième : t’as un essai flou sur “la beauté de l’amitié dans le développement de l’âme humaine.” Poétique… mais totalement générique. Devine lequel a été fait par une IA ?
Le prompt copié dans la copie, bravo le discret
Alors là, c’est la cerise sur le cheat. Certains laissent carrément le prompt dans le devoir. Genre : “Écris un texte de 500 mots sur la liberté en utilisant un style soutenu.” Hop, copié, collé, rendu. Discrétion niveau 0. C’est comme si tu braquais une banque en laissant ta carte d’identité au comptoir.
Citations bidonnées façon science-fiction
Et le meilleur pour la fin : les sources. Avec l’IA, t’as souvent droit à des références qui n’existent que dans un multivers parallèle. Des auteurs fictifs, des bouquins introuvables, des articles sortis de nulle part. Et c’est Massaro qui se tape la chasse au trésor, à fouiller Google Scholar pour découvrir que non, “Études comparées sur les émotions primaires chez les mollusques” n’a jamais été publié. Quelle surprise.







