Pegasus est un malware d’une efficacité terrifiante, capable de s’infiltrer sur des smartphones via des failles techniques non exploitées (appelées “zero-click”). Une fois installé, il accède à tous les échanges privés : messages, appels, géolocalisation, enregistrements audio et vidéo. Développé par la société israélienne NSO Group, présenté comme un “prestataire de sécurité”, ce logiciel est pourtant utilisé par des régimes autoritaires et, selon certaines enquêtes, par certains États membres de l’Union européenne.
La commission PEGA, créée en avril 2022 pour étudier ces pratiques, a mis en lumière les abus liés à Pegasus. Pourtant, NSO Group refuse de révéler ses clients, laissant planer le doute sur qui utilise vraiment cet outil. Les soupçons se portent notamment vers la Grèce, mais aussi la Pologne, la Hongrie et l’Espagne.
Citizen Lab, un laboratoire spécialisé en cybersécurité basé à Toronto, a confirmé les infections du téléphone de Kouloglou sans pouvoir identifier clairement les responsables. Une ombre plane sur ces affaires : d’autres parlementaires pourraient avoir été ciblés, mais personne ne semble vouloir assumer la responsabilité.










