Fulcrum, cette startup qui a élu domicile dans un désert de noms identiques (Fulcrum Insurance, Fulcrum Labs, et même le site fulcrumpro.com pour les abonnés mensuels), vient de lancer Echo. L’outil qui se promène dans tes textes comme un ghostwriter malpoli… mais avec un sourire en plus. Le principe ? Tu lui balances un échantillon de tes écrits – un article, un tweet, ou ta râlerie favorite contre Meta (oui, ça le blesse moins que tu ne crois) – et hop ! L’IA analyse ton style : tes tournures, ton humour noir, ton mépris pour les promesses technologiques qui ne tiennent pas. Résultat ? Elle te recrache un texte en mode “version améliorée”, comme si tu avais avalé un café noir et un cerveau artificiel en même temps.
Pour tester, j’ai glissé l’un de mes articles récents dans Fulcrum Echo. Le résultat ? Un mélange détonant : 80% de moi, mais avec des phrases qui sentent le labo à plein nez. Ma phrase d’accroche originale – *”Je doute que la question ‘l’IA est-elle consciente ?’ compte autant que celle ‘est-ce qu’elle rapporte ?’”* – a été transformée en : *”I suspect the debate about whether AI is conscious is less consequential than the debate about whether AI is profitable.”* Toujours moi, mais avec des mots qui font thoc dans la tête. Genre, qui utilise vraiment le terme “corpus of human equivocation” en conversation ? (Réponse : personne. Sauf les IA.)










