La semaine dernière, un groupe de titans technologiques – Meta, Microsoft, IBM et Dell – avait publié une lettre ouverte [PDF] dénonçant le discours alarmiste sur les modèles open-weights. Nvidia, bien sûr, est au cœur de ce mouvement. Et pour cause : l’entreprise a le plus à perdre avec cette tendance. La logique est simple : un écosystème diversifié et dynamique est toujours meilleur qu’une domination monolithique.
Jensen Huang a d’abord exprimé son point de vue sur Twitter (maintenant X), soulignant les avantages des modèles open-weights : “Ils renforcent la sécurité et la cybersécurité, accélèrent l’innovation et la diffusion, et permettent la souveraineté.” Il ajoute une phrase cruciale : “Le monde a besoin à la fois de modèles frontières fermées et de modèles frontières ouverts.” Ce n’est pas une simple déclaration rhétorique ; c’est un calcul d’intérêts stratégiques.
L’argument central est que la restriction des modèles open-weights par les États-Unis risquerait de limiter le choix des clients américains, les condamnant à des modèles propriétaires coûteux et potentiellement moins performants proposés par OpenAI, Anthropic et Google. Cela réduirait considérablement le marché adressable de Nvidia et étoufferait sa croissance future. En d’autres termes, l’entreprise a tout intérêt à défendre une compétition saine.










