On ne peut pas parler de cette décision sans évoquer le projet controversé de migration vers Microsoft 365. Polytechnique, symbole de l’excellence française, était sur le point de confier ses données stratégiques à un géant technologique étranger – Microsoft. Imagine un peu : les données de ses étudiants et de ses laboratoires auraient été sous la juridiction du droit extraterritorial américain, exposées au Cloud Act. Oui, cette loi qui permet aux services de renseignement américains d’accéder à des données hébergées par des entreprises américaines, même en Europe.
Et ce n’est pas tout. Cette migration aurait enfreint l’article L123-4-1 du Code de l’éducation, qui impose l’usage prioritaire des logiciels libres dans l’enseignement supérieur. Bref, Polytechnique était au bord de la falaise technologique et juridique. Heureusement, les défenseurs de la souveraineté numérique ont tiré la sonnette d’alarme.







