Fiche synthétique de l’étude de cas
- Nature du projet : plateforme RAG locale et privée ;
- Organisation : Internet Creative Center ;
- Localisation : Dijon, Côte-d’Or ;
- Environnement : serveur Ubuntu administré en interne ;
- Date de mise à jour : 4 août 2026 ;
- Auteur : Internet Creative Center — Bureau de Dijon.
Un volume croissant de connaissances difficile à exploiter
Internet Creative Center utilise de nombreux documents liés au développement Web, à WordPress, aux serveurs Linux, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle et aux procédures internes. Ces informations peuvent prendre la forme de fichiers texte, de documents bureautiques, de contenus Markdown, de pages Web ou de documentations techniques.
Une recherche classique par nom de fichier ou par mot-clé atteint rapidement ses limites. Une procédure peut utiliser une formulation différente de la question posée par l’utilisateur. Une information pertinente peut également se trouver au milieu d’un document long, sans apparaître dans son titre.
L’objectif était donc de créer une interface capable de recevoir une question en langage naturel, de retrouver les passages réellement pertinents dans les documents autorisés, puis de demander à un modèle local de produire une réponse à partir de ces seuls éléments.
Éviter les réponses générales ou non vérifiables
Un modèle de langage utilisé seul répond à partir de ses connaissances d’entraînement. Il peut fournir une réponse générale, ancienne ou inadaptée à l’environnement réel de l’entreprise. Il peut également compléter une information absente en produisant une formulation vraisemblable mais incorrecte.
Pour un usage professionnel, la réponse devait donc être reliée à des sources identifiables. Le système devait indiquer les documents et les passages utilisés, afin que l’utilisateur puisse vérifier l’information avant de l’appliquer.
Cette exigence est particulièrement importante pour les procédures techniques. Une commande adaptée à une distribution Linux, à une version de logiciel ou à une architecture donnée peut être incorrecte dans un autre environnement.
Conserver les données dans une infrastructure maîtrisée
Les documents indexés peuvent contenir des configurations, des procédures internes, des informations relatives à des sites Web ou des éléments qui n’ont pas vocation à être transmis à un service public d’intelligence artificielle.
Le traitement principal devait donc être réalisé dans l’infrastructure locale. Cette orientation n’exclut pas l’utilisation ponctuelle de services externes pour des contenus publics, mais elle permet de conserver les documents privés, les embeddings et les recherches vectorielles dans un environnement administré par Internet Creative Center.
Le choix entre une plateforme hébergée et une architecture privée dépend toujours de la nature des informations. Notre article consacré à
l’IA locale et à ChatGPT pour les données confidentielles
présente plus précisément ces différences.
Respecter plusieurs contraintes techniques
L’architecture devait s’intégrer à un serveur Ubuntu déjà utilisé pour différents services d’intelligence artificielle. Plusieurs contraintes ont été retenues dès le départ :
- ne pas utiliser Docker pour le serveur Qdrant ;
- installer Qdrant comme un service natif indépendant ;
- isoler l’application Python dans un environnement virtuel ;
- utiliser l’instance Ollama déjà opérationnelle ;
- limiter l’exposition des services techniques au réseau ;
- permettre la création de plusieurs collections documentaires ;
- conserver les sources utilisées dans les réponses ;
- prévoir une validation humaine avant toute publication WordPress ;
- rendre l’architecture évolutive sans remplacer les composants existants.
Le projet ne devait pas se limiter à une démonstration. Il devait pouvoir être redémarré automatiquement, supervisé, sauvegardé et intégré progressivement à d’autres workflows.











